⟵ Retour

Lettre aux marcheurs parisiens

Chères amies, chers amis,

En cette fin d’année, je souhaitais vous remercier pour tout le travail que nous avons accompli ensemble. Depuis près de deux ans, nous sommes allés à la rencontre des Parisiens, nous les avons écoutés, nous avons établi un diagnostic minutieux de chaque quartier, nous avons commencé à décliner des propositions, en accord avec la méthode et les valeurs qui nous sont chères depuis la création de notre mouvement en avril 2016.

Les « Quartiers Libres » auxquels vous êtes venus nombreux ont été pour nous l’occasion de renforcer la relation qui nous unit aux Parisiens dans chaque arrondissement. Les échanges y ont été intenses, parfois vifs, toujours courtois. Propreté, sécurité, environnement, logement, transport, grand âge, école, culture… Tout un programme ! Ces rencontres ont nourri le projet que nous construisons, en particulier dans les arrondissements, de Saint Vincent de Paul dans le 14e arrondissement au projet Picpus dans le 12e, de l’école Erlanger dans le 16e arrondissement au projet Ordener dans le 18e. Nous avons tous beaucoup appris.

Vous le savez, j’ai placé la question sociale au cœur de mon projet, au même niveau que l’urgence environnementale. Les milliers de Parisiens que j’ai rencontrés de Belleville à Mouffetard, d’Alesia aux Batignolles partagent une inquiétude, celle de devoir un jour quitter Paris, une ville qu’ils aiment plus que tout, mais qui est devenue invivable pour tant d’entre eux. Cette campagne, nous la ferons pour que celles et ceux qui travaillent à Paris puissent rester y vivre et y voir grandir leurs enfants. 

Depuis l’été, nous avons également su rassembler. Avec Mounir Mahjoubi d’abord, nous avons conjugué nos idées et nos énergies autour des 240 quartiers parisiens qui changeront demain notre manière d’agir au plus près de chacun et permettront, ainsi, de n’oublier personne. Delphine Bürkli, maire particulièrement innovante du 9e arrondissement, issue de la droite, et Frédérique Calandra, maire du 20e arrondissement, aux convictions fermement républicaines, issue de la gauche, nous ont ensuite rejoints. Plus récemment, cela a été aussi le cas de Florence Berthout, maire du 5e arrondissement particulièrement engagée sur les questions culturelles, issue de la droite, et de Sandrine Mazetier, ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale, issue de la gauche et désormais notre tête de liste dans le 12e arrondissement.

Ces rapprochements se sont faits sur la base d’un projet politique et de convictions partagées : c’est le gage de leur solidité. Ils résisteront à la mode du moment et au coup médiatique permanent.

Depuis des mois, j’ai proposé à Cédric Villani de construire avec nous cette dynamique. Il n’a jamais saisi la main que je lui ai tendue, ni même souhaité engager la moindre discussion. Je le regrette sincèrement car je suis convaincu que l’intelligence collective l’emporte toujours sur les aventures personnelles. Je regrette également qu’il se soit progressivement éloigné du projet de transformation porté par la majorité parlementaire et le président de la République. En ouvrant cette semaine les discussions avec David Belliard, il a décidé de tourner le dos au mouvement qui lui a permis de devenir député de l’Essonne.

Quand on porte un projet d’alternance sincère à l’équipe municipale sortante, il ne peut pas y avoir d’accord de circonstance avec le principal allié de l’actuelle maire. Quand on est fidèle aux valeurs fondatrices de la République en Marche !, il ne peut pas y avoir d’alliance avec ceux qui les rejettent. Les Verts de David Belliard s’opposent à la création d’une police municipale ; ils se compromettent avec ceux qui défilaient, il y a quelques semaines encore, dans une manifestation qui présentait la loi sur la laïcité comme « liberticide » ; ils sont trop souvent les tenants d’une écologie punitive et obscurantiste qui a pu jeter la suspicion, par exemple, sur les politiques de vaccination. La liberté n’est le monopole de personne. La loyauté et la cohérence sur le fond devraient être l’exigence de chacun.

Nous continuerons, pour notre part, dans les semaines qui viennent, à bâtir une majorité de projet, en accord avec les principes, la méthode et les valeurs qui ont toujours été les nôtres. L’UDI nous a rejoints. Les échanges sont nombreux, à commencer par ceux que nous avons avec nos premiers partenaires que sont le Modem et Agir, tous deux membres de la majorité, mais aussi avec des personnalités libres de tout attachement partisan et qui souhaitent œuvrer avec nous pour Paris. Ensemble, nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire parisienne.

Ces premiers mois de campagne ont été riches et je suis très fier de vous, vraiment. Vous avez placé les Parisiens sur le devant de la scène. Grâce à vous, nous leur avons démontré que nous sommes déjà à leur service. Toutes ces rencontres dans les cafés, sur les marchés, aux sorties de métro m’ont beaucoup apporté et je sais qu’elles ont enrichi chacune et chacun d’entre vous.

A vous, ainsi qu’à vos proches, je souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année. Prenez soin de ceux que vous aimez et qui vous entourent. Restez attentifs à celles et ceux qui, dans ces périodes de célébration, n’ont que leur solitude pour compagnonnage. Prenez des forces, car comme je vous l’ai souvent dit, je vous demanderai beaucoup jusqu’au 22 mars prochain. Enfin, soyez certains d’une chose : rien ne résiste aux gens de bonne volonté.

Très fidèlement à vous,

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour la mesure d'audience (en savoir plus).
OK