Sécurité

Nos propositions clés

➡️ Nous allons créer une police municipale armée et formée, forte de 5 000 agents. Cette police du voisinage sera sectorisée pour être au plus proche des Parisiens.

➡️ Nous protègerons les mineurs.

➡️ Nous ferons de la lutte contre les nuisances sonores une priorité.

➡️ Nous appliquerons une politique de réparation : "Tu casses, tu répares". "Tu salis, tu nettoies".

➡️ Nous préviendrons et lutterons contre les vols et les cambriolages.

Notre diagnostic

👉 L’insécurité à Paris n’est pas un sentiment. C’est une réalité.

Paris n’est plus une ville sûre. Les habitants, en particulier dans les quartiers populaires, se sentent abandonnés face à la hausse de la délinquance et des incivilités dans l’espace public : 

🔹Paris présente un niveau de violence deux fois plus important que la moyenne nationale et plus élevé que dans tous les départements de la petite couronne : en 2019, on comptait environ 50 cambriolages et 130 agressions physiques chaque jour. 

🔹Surtout, la situation se détériore de manière alarmante. Les agressions ont augmenté de 8% entre 2018 et 2019, et les atteintes aux biens de 12%. Les vols dans les transports parisiens de plus de 40% entre 2018 et 2019. 

Certains subissent encore plus que d’autres cette montée de la violence : les habitants du nord-est parisien (alors que ces quartiers concentrent déjà tant de difficultés) ; les femmes (plus de 90 % d’entre elles en Ile-de-France ont déjà été agressées verbalement ou physiquement dans les transports) ; les habitants du parc social (où l’on a laissé la situation se dégrader pendant des années) ;  les personnes âgées (premières victimes des nouvelles formes de délinquance) ;  et les enfants (victimes de racket à la sortie des collèges et des lycées). 

À cette violence s’ajoute l’anarchie urbaine, liée à une nouvelle règle à Paris qui est celle de la loi de la jungle : lampadaires défaillants, trous dans la chaussée, nids-de-poule, décharges sauvages, règles de circulation bafouées. Tous ces éléments concourent trop souvent à rendre la vie impossible aux Parisiens. 

👉 La Ville ne prend pas ses responsabilités :

On ne peut pas, comme la maire sortante, tout attendre de l’État. La préfecture de Police est lourdement sollicitée par les enjeux de terrorisme, de lutte contre la criminalité, de maintien de l’ordre ou de lutte contre la prostitution. Elle doit être à 100% concentrée sur ces missions. La Ville de Paris doit donc prendre ses responsabilités. 

Nos trois priorités sont la sécurité des personnes, la tranquillité et la propreté de l’espace public, ainsi que la protection des biens, dont la lutte contre les cambriolages. La création d’une police municipale d’arrondissement formée et armée constitue le premier instrument au service de la réalisation de ces objectifs. 

Nos propositions 

👉 Créer une police municipale formée et armée, forte de 5 000 agents :

Notre ville a impérativement besoin d’une police municipale construite avec rigueur, professionnalisme et formée au plus haut niveau d’exigence possible.

1️⃣ Nous porterons les effectifs de la police municipale à 5 000 d’ici la fin de la mandature. Cette police sera en priorité dans les rues. Nous la formerons puis l'armerons. Dans le contexte où nos forces de l’ordre sont attaquées de manière parfois très violente, envoyer des femmes et des hommes dans la rue, avec inscrit « police » dans le dos et une simple matraque, c’est en faire des cibles.      

2️⃣ Une fois cette vraie police municipale mise en place et dans le cadre d’une nouvelle convention de coordination entre la Ville et la préfecture de Police, nous lui confierons des missions élargies : rixes et disputes, troubles du voisinage (bruits, rassemblements nocturnes, musique amplifiée), lutte contre la petite délinquance, usage et petit trafic de stupéfiants, sécurisation de petites manifestations (ex. sportives ou culturelles) et vente à la sauvette. Elle veillera aussi à la protection de l’environnement et à la lutte contre le harcèlement de rue.    

Elle doit décharger la police nationale d’une partie de ses activités du quotidien pour lui permettre de se concentrer sur son cœur de mission. 

Nous ferons en sorte qu’elle soit beaucoup plus présente et visible dans l’espace public. Elle sera une police du voisinage, ancrée dans les quartiers :

🔹 La police municipale sera sectorisée. Elle doit être à la fois une police d’intervention et une police de voisinage, connue et identifiée par les habitants du quartier.    

🔹 Les agents interviendront systématiquement en cas de flagrants délits commis sur la voie publique tels que les vols et les agressions. Les personnes qu’ils auront interpellées seront ensuite remises à la police nationale. 

🔹Les agents seront présents le soir et la nuit, pour sécuriser les rassemblements festifs, amener les personnes en état d’ébriété au poste, faire respecter les arrêtés sur la vente d’alcool, et assurer une présence rassurante. 

🔹Les agents se déplaceront dans les immeubles d’habitation, pour faire cesser les petits troubles à l’ordre public et les incivilités, en particulier les tapages nocturnes.

La police municipale devra être présente partout. Là où les Parisiens en ont besoin, là devra être la police municipale. 

3️⃣ Nous mettrons en place des brigades spécialisées pour répondre à certaines problématiques de sécurité et d’ordre public très spécifiques. Une brigade fluviale pour sécuriser la Seine et les différents événements culturels, sportifs ou festifs qui se tiennent sur ses rives et lutter contre sa pollution. Une brigade équestre pour sécuriser plus efficacement les bois de Boulogne et de Vincennes mais aussi certains grands parcs parisiens. Une brigade canine, pour assurer une présence visible dans les secteurs où des problèmes liés à la tranquillité publique sont régulièrement observés.

4️⃣ Côté transports publics, nous proposerons à la Région de mettre en place des wagons sécurisés, ouverts à tous, dans le métro et le RER avec une présence systématique des forces de sécurité à partir de 22h dans les rames. La police municipale parisienne travaillera main dans la main avec la Sûreté RATP. 

5️⃣ Nous créerons un numéro et une application dédiés pour que les Parisiens puissent contacter et signaler délits et incivilités à la police municipale.

6️⃣ Nous formerons notamment la police municipale à la lutte contre le harcèlement de rue, les violences LGBT-phobes, antisémites et racistes sur l’espace public. La France est le premier pays à s’être doté d’une loi spécifique pour lutter contre le harcèlement de rue. Ces atteintes quotidiennes, notamment envers les femmes, sont insupportables. Paris doit être un modèle pour faire respecter cette loi.

Cette police municipale sera au plus haut niveau d’exigence éthique et démocratique : 

🔹Chaque patrouille disposera d’une caméra-piéton. Chaque agent pourra être aisément identifié par son matricule. 

🔹La police municipale rendra des comptes une fois par mois aux habitants, dans chacun des 240 quartiers. 

7️⃣ Nous créerons un corps d’inspection d’éthique et de contrôle de la police municipale.

8️⃣ Nous mettrons en place un véritable état-major au niveau de l'Hôtel de Ville, qui s'appuiera sur des équipes pluridisciplinaires : analystes, spécialistes de la prévention, "data scientists", ... Les équipes au niveau central auront pour missions d'animer le réseau en local et de conseiller les maires d'arrondissement.

9️⃣ Nous créerons autour du maire de Paris un « conseil de sécurité des Parisiens », qui fixera les objectifs stratégiques et les engagements vis-à-vis des Parisiens. Il réunira tous les acteurs concernés à l’invitation du maire de Paris : préfecture de Police, acteurs de la sécurité des transports (RATP, SNCF), acteurs de la sécurité privée, les associations et citoyens. Ce conseil sera aussi décliné au niveau de chaque maire d’arrondissement.

1️⃣0️⃣ Nous proposerons de faire travailler ensemble les polices municipales parisienne et de petite couronne. Aujourd’hui, la délinquance francilienne ignore les frontières administratives : les communes du Grand Paris doivent franchir une étape supplémentaire dans l’élaboration d’une stratégie collective de sécurité et dans la mise en commun des moyens.

👉 Protéger les mineurs : 

Le racket, le harcèlement, la violence contre les mineurs ou entre mineurs doivent être pris à bras le corps.

L’école et ses abords doivent être un sanctuaire : chacun sait bien qu’ils ne le sont pas aujourd’hui. 

1️⃣ Nous déploierons de la vidéo-protection aux abords des crèches, des écoles et des collèges, en ciblant en priorité les quartiers les plus sensibles.

2️⃣ Nous sécuriserons les abords des écoles, en renforçant la présence de la police municipale pour réguler la circulation et sécuriser les entrées et sorties d’établissements, en rénovant la voirie. 

3️⃣ Nous proposerons au corps enseignant l'aide de la police municipale pour prévenir les violences au sein de l’école, à commencer par le harcèlement en milieu scolaire. 14% des élèves du primaire se disent victimes de harcèlement, soit près de 25 000 enfants parisiens. La police municipale sera formée pour accompagner le corps enseignant dans les actions de sensibilisation. Elle sera ancrée dans nos quartiers. 

La police municipale sera sur le terrain avec une présence massive dans les quartiers qui ont récemment connu des rixes comme le quartier de la Grange-aux-Belles. Les dégradations constatées dans les secteurs à risques seront traitées en priorité (destruction de l’éclairage public, des abribus, tags, ...) par les services de la Ville. Cette saturation du terrain permettra d’éviter le sentiment d’appropriation de l’espace public par des bandes. 

4️⃣ Nous agirons pour sortir de la rue les enfants mendiants. La police municipale apportera son aide à la police nationale pour faciliter l’identification et la lutte contre l’exploitation de la misère par des groupes mafieux. Nous tisserons des coopérations avec les villes dont viennent ces enfants pour améliorer l’efficacité de l’aide sociale à l’enfance dans le traitement de situations souvent très délicates.

5️⃣ Nous renforcerons les maraudes pluridisciplinaires (associations, services sociaux, médecins) et avec un suivi spécifique dans des établissements spécialisés de l’enfance de la Ville et un traitement pénal pour les cas les plus graves.

6️⃣ Nous développerons à destination des jeunes un programme de prévention pour la lutte contre les addictions, l’homophobie, les violences sexistes, le harcèlement de rue… La police municipale sera notamment chargée de porter ce programme de prévention dans les lycées et les universités, avec le concours de la Région et du ministère de l’Enseignement supérieur.

👉 Remettre de la tranquillité et de l’ordre dans l’espace public :

La police municipale sera présente dans les rues avec trois missions simples. Assurer la circulation le matin et le soir, contribuer à garder les rues propres, garantir la tranquillité des Parisiens dans l’espace public le jour comme la nuit.

1️⃣ Nous remettrons une présence massive de la police municipale le matin et le soir sur les grands axes et les portes pour protéger les usagers et fluidifier la circulation. 

2️⃣ Nous ferons de la lutte contre les nuisances sonores une priorité. Ignorées par la maire sortante, elles sont un véritable fléau pour les riverains. Il faudra pouvoir intervenir rapidement pour constater et sanctionner les comportements.

3️⃣ Nous déploierons massivement des radars sonores, les « méduses » développées par BruitParif, pour identifier en temps réel les nuisances. Nous mettrons en place des contrôles automatiques et une verbalisation renforcée. On perd neuf mois de vie en bonne santé à Paris à cause du bruit. 

4️⃣ Nous demanderons à modifier la loi pour multiplier par deux le montant de l’amende pour incivilités – de 68 à 136 euros. 

5️⃣ Nous croyons en une politique de réparation « Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies » : en lien avec la justice et le rectorat, nous faciliterons le recours aux travaux d’intérêt général pour les petits délits et les incivilités du quotidien. Nous proposerons des milliers de travaux d’intérêt général dans la restauration collective (cantines des agents), l’entretien des Vélib', des espaces verts, le nettoyage des rues…

6️⃣ Nous poursuivrons le maillage de nos quartiers par des caméras de vidéo-protection, avec l’objectif de multiplier par 4 leur nombre d’ici 2026 pour le porter à plus de 5000 dans les rues, en modernisant le réseau et en les installant en priorité aux abords des lieux rassemblant le public (rues commerçantes, salles de spectacle, lieux de culte, crèches, écoles et collèges). C’est un outil indispensable pour la police, municipale ou nationale, et nous prendrons toutes les garanties pour assurer le respect des libertés publiques. 

👉 Prévenir et lutter contre les vols et les cambriolages :

1️⃣ Nous créerons un Fonds d’aide financière à la pose d’une porte blindée sécurisée pour venir en aide aux Parisiens victimes d’un cambriolage de leur résidence principale ou d’un bien mis en location longue durée (sous conditions de ressources). 

2️⃣ Plus de 4 600 vols de vélos sont déclarés chaque année dans la capitale : nous multiplierons les arceaux et les parkings à vélos sécurisésLa Ville prendra en charge gratuitement le gravage de numéros de série sur les vélos. Dans chacun des quartiers, un policier municipal tiendra une permanence pour offrir ce service. 

👉 Répondre à la détresse exprimée par de trop nombreux résidents du parc social :

1️⃣ En concertation avec les associations locales des locataires, nous investirons 10 millions d’euros par an pour protéger le parc social : vidéo-protection des parties communes (halls et parkings), amélioration de l’éclairage, des portes palières et des parkings sécurisés, et des dispositifs de contrôle d’accès. 

2️⃣ Il est inacceptable qu’aujourd’hui un tiers des immeubles du parc social ne soit pas protégé par les agents du Groupement parisien inter-bailleurs de sécurité (GPIS). Nous mettrons un terme à cette situation. Nous augmenterons le nombre d’agents, pour qu’ils puissent couvrir tous les immeubles du parc social des bailleurs parisiens.

3️⃣ Nous nous appuierons sur les gardiennes et les gardiens d’immeuble. Ils ont une connaissance à nulle autre pareille de leur immeuble, de leur quartier, et sont les premiers capteurs de signaux faibles.

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